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Essai pneu : Michelin Power GP

En 2020, Michelin renouvelle sa gamme de pneus sport, segment sur lequel le fournisseur de pneumatiques en MotoGP avait pris du retard ces dernières années sur une concurrence toujours plus affutée. Cette gamme se compose de 4 modèles, du 100% route au 100% piste :

  • Le Power 5
  • Le Power GP
  • Le Power Cup 2
  • Le Power Slick 2

La marque du Bibendum annonce que les 4 pneus ont le même profil, seul le grip se verra changer en fonction des températures, des contraintes et du revêtement.

Intéressons-nous maintenant au Power GP. Ce pneu est destiné à un usage 50/50 entre route et piste. Pour cela, il adopte des rainures moins importantes que le Power 5, des zones slick sur les flancs ainsi qu’un nouveau mélange de gomme de part et d’autres du pneu.

Conditions de l’essai

  • Monte en 120/70/17 – 190/55/17
  • 6 sessions piste de 25 minutes (dont 3 en Yamaha MT10 et 3 en Yamaha FZ1)
  • 3 500 km sur route
  • Pression piste : 2,1/1,8 bars
  • Pression route : 2,5/2,9 bars

Première rencontre

Pour commencer, ce pneu est beau (oui c’est aussi un critère). Le taux d’entaillement de 6,5% nous informe dès le premier regard qu’il n’est pas là pour rigoler. Néanmoins, les entailles sont suffisamment grandes pour drainer l’eau que vous rencontrerez sur la route. Ces entailles ont également pour rôle de déformer le pneu et d’atteindre sa température de fonctionnement plus rapidement. 

Le Premium Touch Technology « effet velours » qui plonge les flans des pneus dans un noir plus profond

Comportement sur circuit 

Transition travaillée, commençons par parler de températures. Je n’ai pas utilisé de couvertures chauffantes sur circuit. Les pneus ont été rodés en un ou deux tours de piste. Il n’en faut pas plus pour que le pneu soit chaud et prêt à être exploité comme il se doit. 

Le profil du pneu est fait de telle sorte à apporter une grande stabilité tout en ne sacrifiant pas l’agilité. Traction control de la MT10 réglé au minimum et mode sport activé (oui, celui qui indique à la moto d’économiser au maximum la gomme du train avant), jamais les pneus ne m’ont fait défaut sur le circuit malgré les 160cv du crossplane. Le ressenti est tout simplement incroyable. Les limites du pneu semblent insondables. Le pneu arrière encaisse et le pneu avant ne lâche pas, même dans les gros freinages sur l’angle.

Les autres sessions avec la FZ1 (pas d’ABS, pas de TCS mais 150cv) confirment le ressenti de la première soirée avec ces pneus. RAS, ce pneu n’a pas peur de la piste et y est même bien à son aise. 

Que ce soit à l’avant ou à l’arrière, le Power GP permet de se faire plaisir en toute sécurité lors de Trackdays

Comportement sur route

Toujours sur ces deux motos, le pneu a fini sa courte (mais pas si courte) vie sur route de montagne. Sur route, le pneu offre ce même sentiment de stabilité dans les épingles des cols vosgiens. La confiance due aux remontées d’informations une fois sur l’angle est impressionnante. La moto reste suffisamment agile dans les changements d’angle pour garder une efficacité sans failles. Ce constat fut le même avec la MT10 qui est une moto très agile (plus petit empattement des gros roadsters) et la FZ1 qui est bien plus stable qu’agile en conduite sportive (du fait de sa conception plus ancienne).

Été caniculaire oblige, je n’ai malheureusement pas pu tester ces pneus sous la pluie. Selon Michelin, les entailles et le mélange de slice et de noir de carbone permettrai d’apporter un grip correct sur sol humide, ce qui en fait le pneu le plus polyvalent de cette nouvelle gamme Power.

La technologie des lames évolutive Michelin qui permet une déformation et un ressenti constant au fil des kilomètres

Bilan de l’essai 

Étant habitué à changer très régulièrement de pneus, ce pneu sport ne m’a jamais mis en défaut, que ce soit sur route, sur circuit, par 17 ou 34°C, avec ou sans assistances électroniques. Ce pneu est une pure réussite qui marque un gros retour des Français dans le segment des pneus sportifs pour grosses cylindrées. 

Un dernier mot concernant la longévité, c’est ici que la surprise fut plus grande encore. Quand son cousin routier, le Road 5, me dure en moyenne 5 000 km (j’ai une conduite qui coute cher en caoutchouc), ce train de Power GP arrive à peine au témoin d’usure après 3 500 km sans ménagement dont 250 km sur le circuit de l’Anneau du Rhin avec son revêtement hautement abrasif. 

Dimensions disponibles

  • 120/70 ZR17
  • 180/55 ZR17
  • 190/50 ZR17
  • 190/55 ZR17

Mais qui c’est lui ? (Hors-sujet)

Tu l’as peut-être remarqué au style de l’écriture, ce n’est pas moi (Stephane) qui était derrière le clavier ! J’ai fait appel au spécialiste du pneu, l’as de la silice, le pneu-mologue ! Si tu me suis depuis un moment, le prénom de Loïc doit t’être un poil familier, sinon je t’invite à jeter un coup d’œil à ma toute première vidéo. Histoire de couvrir un spectre plus large de pneu, il sera mon coéquipier de clavier !

Hey ! Si l’article t’a plu n’hésite pas à me suivre sur ma page Facebook pour être tenu informé des nouveaux articles ! J’y poste aussi des photos pendant les essais, des sondages et des news moto qui me paraissent intéressantes ! Tu peux aussi me suivre sur Youtube (Ouais je fais même des vidéos !), Instagram, et je crois que c’est tout ! Allez viens, on est bien !

One thought on “Essai pneu : Michelin Power GP Laisser un commentaire

  1. Bonjour,
    J’ai essayé Michelin sport avec le RS puis le RS+ qui ont exactement le même taux d’entaillement que le PowerGP. Le RS fut top pendant 2000km puis les bords étaient complètement bouffés alors qu’il restait au moins 3000km au centre, sur route!!!! Donc pas des conditions de malade. Si je compare à la même moto, les mêmes route sur un M7RR, ce dernier finissait lisse partout et durait 6000km.
    Ensuite j’ai monté du RS avant et RS+ arrière, et certes jusqu’aux témoins ça allait mais à partir des témoins atteints sur les bords du pneu avant, la confiance était partie. Conclusion, gros problème sur la constance du comportement. Par contre grosse différence d’usure de l’arrière par rapport au RS premier du nom, là le pneu était bon pendant 5000km mais une fois les témoins atteints… Aussi très mauvais feeling sous les 15° avec le RS. Ca tenait mais pas de senti…
    Quel est la constance dans l’usure??? Pour l’hiver je suis sur du Dunlop MK3 qui est bon. Et pour l’été j’ai monté du Sportsmart TT qui est un cran supérieur aux RS en maniabilité. Là il est remisé au profit du MK3 en attendant le mois de mars.
    J’espère qu’ils l’ont amélioré depuis le RS.J’ai lu un article sur le Power 5 et le gars est mécontent, il glisse partout. Bon je me souviens de l’époque des Pilot Road2 où les avis étaient dithyrambiques et pourtant c’étaient des véritables pièges ces pneus, les pires que j’ai montés dans mes 187 000km de moto.

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