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Il y a encore de l’espoir

Photo d'un pneu creuvé sur une Honda Africa Twin

Je ne suis pas quelqu’un d’hyper optimiste quand il s’agit de parler du relationnel humain. J’ai tendance à penser que de nos jours, si tu as un problème c’est pour ta poire et puis bonne chance. Mais voilà, au moment où j’écris cette mini-chronique il se pourrait bien que je change d’avis. Laisse-moi te raconter une petite histoire.

Hier (toujours au moment au j’écris cet article), je suis parti le soir pour faire une petite balade tranquillou en solo, histoire de montrer quelques virages à l’Africa Twin. Tu connais la suite, de fil en aiguille la petite balade s’est transformée en « pas si petite balade » et dans le move je me suis dit que je ferais bien un petit col à une 40aine de km de chez moi. Ni une, ni deux, m’y voilà.

Une fois arrivé sur la route en question, je m’arrête sur le bord de la route histoire de donner des nouvelles et de prendre une petite photo. Pas de réseau. Flûte. Bon au moins j’ai une chouette photo ! Sauf que, au moment de repartir c’est le drame : mon pneu arrière se retrouve à plat et moi je me retrouve à pied. Je descends de la moto, et je constate qu’il n’y a rien de planter dans mon petit TKC 70. Étrange, bizarre, et surtout carrément chiant. Bon heureusement de nos jours je peux trouver la station la plus proche grâce à Google Maps ! Ah bah non, il n’y a pas de réseau ici.

Pohoto d'une Honda Africa Twin DCT vue de face face
Voilà la photo en question

Je suis seul, sans réseau, à une dizaine de km du village le plus proche. Pas le choix il faut reprendre la route ! C’est reparti, mode Drive et warnings enclenchés : je me cale entre 10 et 20 km/h. Je manque de me manger deux voitures qui me frôlent en passant à côté de moi, parfait la bonne soirée de merde.

Là, dans moi malheur je vois un van garé sur le bord de la route, avec deux vélos accrochés et une lumière ! Victoire ! Avec un peu de chance la personne dans le van possède une pompe et peut me sauver la mise. Je m’approche du van, le monsieur sort (avec un peu d’inquiétude, certes, mais il sort). Je lui explique la situation et il me dit qu’effectivement il a une pompe à main pour ses vélos, un motard sauvé par un cycliste. Qui l’eut cru ?

Manque de chance pour moi, pas moyen de mettre de la pression dans le pneu, rien n’y fait. Noir c’est noir il y a plus d’espoir comme le dirait un vieux monsieur. Après avoir rendu sa pompe au cycliste (si par hasard tu tombes sur cet article, n’hésite pas à m’envoyer un message je serai heureux de te payer une bière !), je reprends la route. Là encore une voiture me dépasse en me collant. Saloperie de boîte à roues. Un peu plus loin, une deuxième voiture me colle, et me fait des appels de phare. Alors là je me dis, il veut quoi encore celui-là. Il cherche la bagarre (avec toute la mauvaise foi du monde) ? La voiture me dépasse mais s’arrête à mon niveau, à bord deux jeunes demoiselles me demandent si tout va bien et si j’ai besoin d’aide. J’ai été con avec mes a priori. Je fais un signe du pouce, de toute façon il faut que je sorte la moto de ce col. Merci à vous les filles !

Dans un éclair de génie je me souviens qu’en bas de la descente se trouve des chambres d’hôtes, le coin étant fortement fréquenté par les motards ils auraient peut-être une bombe anti-crevaison. YES !

Après une bonne heure de route j’arrive enfin en bas, je me pointe devant le bâtiment : la terrasse est déserte, pas de lumières : Rien. En même temps, à quoi je pouvais m’attendre : il était 21h passée, il commençait à faire nuit mais bon il paraît que l’espoir faire vivre ! à côté des chambres d‘hôte je vois une maison avec de la lumière. J’hésite. Je me dis quelle image je vais donner des motards à sonner chez les gens à cette heure-là, mais je finis par sonner quand même.

Un monsieur m’ouvre, je lui explique la situation et sans hésité il sort de chez lui me filer un coup de main. Mais attend, c’est la foire aux gens super-sympa ce soir ou quoi ? On essaie de gonfler, resserrer la valve. Toujours rien. Jusqu’au moment où il me dit « attend j’ai une bombe anti-crevaison, je vais te la chercher ». Je reste comme un con au bord de la route en me disant que mes idées de « débrouille toi tout seul » sont franchement pas fondées. Il revient avec, on tente mais il semblerait que la fuite soit trop grosse pour être colmatée, tout sort par la valve. Étrangement, je ne me sens pas aussi dégoûté que j’aurais pu le penser. Je suis super content d’avoir pu échanger avec ce monsieur, et même si j’ai le pneu vide, j’ai le cœur plein (et ça, c’est beau) !

Par chance, dans cette zone-là j’avais du réseau. Je vois qu’il y a un SOS Pneu à une dizaine de km. Tant pis, mon pneu arrière sera flingué mais au moins c’est une solution qui tient la route. « J’ai qu’à la déposer devant et j’appellerai demain ». Je charge une petite playlist sur Spotify, regarde une dernière fois la route et zou.

Moralité de l’histoire : pensez à prendre une roue de secours sous votre selle. Plus sérieusement, les deux personnes à qui j’ai demandé de l’aide ne me l’ont pas refusée, ça a pris du temps mais ça s’est bien goupillé. Les gens ne sont pas forcément méchants, il suffit parfois de demander !

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